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Autoconsommation : comment faire ?

Publié le 12 décembre 2017

Avenir de l’énergie pour certains, mirage passager pour d’autres, l’autoconsommation nourrit beaucoup de fantasmes et reste pour les Français encore très mystérieuse. Vous êtes tentés ? Promotelec vous explique la marche à suivre.

Pourquoi s’y mettre ?

Pour faire des économies d’énergie, il existe à ce jour plusieurs actions : améliorer l’isolation de votre logement, installer des équipements moins énergivores ou encore modifier vos habitudes de consommation. Si ces solutions sont largement plébiscitées par les ménages en quête de sobriété énergétique, l’autoconsommation fait également figure d’option à considérer avec attention.

Aujourd’hui, produire son électricité (ou une partie) est techniquement et légalement possible. Bénéficiant depuis 2016 d’un cadre réglementaire, l’autoconsommation a déjà séduit 30.000 foyers en France. Émergente, cette pratique pourrait voir son développement s’accélérer rapidement, encouragé par un contexte de plus en plus favorable.

Les raisons d’envisager l’autoconsommation sont en effet nombreuses : un tarif de rachat de l’électricité photovoltaïque en chute, un coût des installations solaires qui accuse également une baisse de 80 % depuis 2008, un prix des énergies en constante hausse ainsi qu’un intérêt général pour l’économie collaborative et le « produire local » en plein essor.

Les Français sont donc nombreux à être attirés par les perspectives que promet l’autoconsommation. En 2016, 40 % des demandes de raccordement pour les foyers dotés de panneaux photovoltaïques concernaient l’autoconsommation, selon Enedis.

L’autoconsommation en détails

L’autoconsommation consiste à produire une partie de son énergie pour la consommer directement. C’est un moyen de réduire sa facture d’électricité tout en diminuant son impact environnemental.

L’autoconsommation individuelle est définie par l’article L.315-1 du code de l’énergie :

« Une opération d’autoconsommation individuelle est le fait pour un producteur, dit autoproducteur, de consommer lui-même et sur un même site tout ou partie de l’électricité produite par son installation. La part de l’électricité produite qui est consommée l’est soit instantanément, soit après une période de stockage ».

Quid de l’autoconsommation collective ?

Le décret du 28 avril 2017 relatif à l’autoconsommation d’électricité, publié au Journal Officiel le 30 avril 2017, a permis de préciser les conditions de mise en œuvre de l’autoconsommation collective, procédé défini par l’article L. 315-2 du code de l’énergie :

« L’opération d’autoconsommation est collective lorsque la fourniture d’électricité est effectuée entre un ou plusieurs producteurs et un ou plusieurs consommateurs finaux liés entre eux au sein d’une personne d’autoconsommation morale et dont les points de soutirage et d’injection sont situés en aval d’un même poste public de transformation d’électricité de moyenne en basse tension ».

Attention, un projet d’autoconsommation ne peut nourrir un désir d’autarcie énergétique. Il ne s’agit pas ici de se déconnecter du réseau géré par son gestionnaire de réseau public de distribution (ENEDIS ou toute autre Entreprise Locale de Distribution (ELD)), ni de produire dans l’intention de tout revendre à EDF OA (obligation d’achat) ou à son ELD. Ce projet consiste avant tout à fournir assez d’énergie pour alimenter certains postes de dépenses énergétiques et réduire sa consommation d’électricité.

C’est dans cette optique que, pour un logement de type maison traditionnelle, il conviendra, par exemple, de prévoir entre deux et quatre modules photovoltaïques, pour une puissance totale de 0,5 à 0,8 kWc. Seulement 4 à 6 m2 de surface seront nécessaires pour ce type d’installations qui vous permettra de répondre à vos consommations dites de base.

L’autoconsommation reste cependant un terrain mouvant où les choses bougent en fonction des réglementations et des avancées technologiques.

On distingue ainsi plusieurs modes d’autoconsommation :

  • vente de la totalité de l’énergie produite ;
  • vente en surplus ;
  • autoconsommation totale ; 
  • installation autonome.

Pour avoir davantage d’informations sur les modes d’autoconsommation et connaître aussi les modalités de branchement, les démarches à suivre pour activer votre installation ou encore la législation en vigueur dans ce domaine, Promotelec vous propose de consulter son dossier spécial où vous retrouverez les informations pratiques, utiles pour démarrer votre projet, en cliquant ici.

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