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Vivre dans un logement sain passe par la qualité de l’air intérieur

Publié le 22 juin 2016 - Modifié le 3 octobre 2017

Le temps que l’on passe dans son logement est évalué à 50 %. Il est donc important d’avoir un logement sain et de veiller à la qualité de l’habitation car les risques pour la santé peuvent y être nombreux.

Les sources de pollution de l’air intérieur

L'air intérieur que nous respirons peut avoir des effets sur la santé, depuis la simple gêne (odeurs, irritation des yeux et de la peau) jusqu'à l'aggravation ou le développement de pathologies comme les allergies respiratoires. La question de la qualité de l'air intérieur est une préoccupation majeure de santé publique, car l'ensemble de la population est concerné, et plus particulièrement les personnes sensibles et fragiles (enfants, personnes âgées ou immunodéprimées, malades pulmonaires chroniques).

  • Les composés organiques volatils (COV) qui peuvent être présents dans les meubles (bois aggloméré), les peintures, les moquettes, les produits d’entretien ménager, les désodorisants…
  • L’amiante
    L’amiante est un minéral naturel fibreux qui a été intégré dans la composition de nombreux matériaux de construction pour ses capacités d’isolation thermique et acoustique. Depuis 1997, son utilisation est interdite.
  • Le radon
    Le radon est un gaz radioactif d’origine naturelle, incolore et inodore : il est issu de la désintégration de l’uranium et du radium présents dans la croûte terrestre. Le radon est présent partout à la surface de la planète et provient surtout des sous-sols granitiques et volcaniques (Bretagne, Massif Central, Corse…) ainsi que de certains matériaux de construction. Le radon peut s’accumuler dans les espaces clos, notamment dans les maisons.
  • Le monoxyde de carbone
    Il s’agit d’un gaz invisible, inodore, toxique et mortel. Tout appareil thermique (moteur, appareil de cuisson, de chauffage ou de production d’eau chaude) qui fonctionne au gaz, au bois, au charbon, à l’essence, au fuel et à l’éthanol (combustible contenant du carbone) peut provoquer une intoxication au monoxyde de carbone, s’il n’est pas bien installé, utilisé ou entretenu correctement.

moisissure-logement

  • L’humidité (vapeur d’eau) en grande quantité peut favoriser le développement de micro-organismes tels que les moisissures et entraîner la parution de certaines espèces nuisibles à l’homme (acariens).
  • Le plomb
    Le plomb est généralement présent dans les anciennes peintures des logements construits avant 1949 (l’usage du plomb est proscrit dans les peintures depuis 1948). La dégradation de ces peintures crée des poussières ou écailles qui peuvent être ingérées ou inhalées par votre enfant. Une fois ingéré ou inhalé, il peut avoir des effets néfastes sur la santé et peut provoquer le saturnisme, maladie particulièrement grave chez les jeunes enfants.

  • L’occupation du logement
    Être trop nombreux dans un logement peut générer un confinement dans une pièce peu aérée et l’air peut se retrouver saturé par du dioxyde de carbone (CO2) émis tout simplement par la respiration.

 

Comment améliorer la qualité de l’air intérieur ?

Pour limiter les sources de pollution de l’air intérieur, qui peuvent avoir des conséquences sur la santé, et améliorer la qualité de l’air intérieur, des solutions existent :

  • Sélectionner, dès l’achat, les produits qui ont le moins de polluants
    Depuis le 17 mai 2011, le ministère du Développement durable, le ministère en charge de la Santé et le ministère de l’Économie ont signé un décret imposant le premier étiquetage en matière de santé environnementale, pour les produits de construction et de décoration. L’étiquette « Émissions dans l’air intérieur » signale visuellement le niveau d’émission en composés organiques volatils pour les produits de construction ou de revêtement de murs, sols ou plafonds et pour les produits nécessaires à leur mise en œuvre.

 

  • Installer des systèmes de chauffage fiables et performants
    Pour des chaudières domestique au bois, préférez des appareils au minimum labellisés « flamme verte » 4 étoiles et, pour des appareils indépendants de chauffage à bois, « flamme verte » 5 étoiles.
  • Entretenir ses appareils
    Pour le bon fonctionnement des appareils thermiques qui fonctionnent au gaz, au bois, au charbon, à l’essence, au fuel et à l’éthanol, il est indispensable de les entretenir et obligatoire de ramoner les conduits de fumée au moins une fois par an.

    Nettoyer aussi les bouches et les gaines de systèmes de ventilation, de rafraîchissement, des puits canadiens permet aussi d’améliorer la qualité de l’air intérieur.

  • Aérer et ventiler
    Auparavant, l’aération dans les logements se faisait « naturellement ». Aujourd’hui, les techniques de ventilation en perpétuelle évolution proposent un renouvellement continu de l’air avec le moins de déperditions possibles.
    Faire installer des systèmes de ventilation mécanique contrôlée (VMC) efficaces peut permettre un renouvellement permanent de l’air.
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