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Recharge à domicile : où en est-on ? Promotelec fait le point.

Publié le 11 septembre 2019

90 % de la recharge des véhicules électriques (VE) s’effectue aujourd’hui à domicile, faisant  du logement  l’un des principaux vecteurs de croissance de la mobilité douce en France. Une étude publiée récemment par le ministère de la Transition écologique et solidaire, et réalisée par la Direction générale des entreprises (DGE), l’ADEME et la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC), définit plusieurs recommandations pour que la recharge résidentielle continue de participer à l’atteinte des objectifs du gouvernement en matière de développement des véhicules électriques. Promotelec vous présente les points essentiels de l'étude concernant la recharge privée. 

7 millions de points de recharge publics et privés en 2030

Si le marché français des véhicules électriques accuse un certain retard en France par rapport à d’autres voisins européens (1,5 % du marché automobile national, contre 21,9 % en Norvège par exemple), le réseau d’infrastructures de recharge est parmi les plus satisfaisants de l’UE. Le pays compte en effet un point de charge (PDC) pour 6,7 véhicules électriques, selon le GIVERE, quand la Directive européenne de 2014 préconisait un ratio d’un PDC pour dix VE.

Ce maillage de la recharge se répartit sur tout le territoire entre infrastructures publiques (22.000 bornes accessibles)  et privées qui constituent aujourd’hui le mode de recharge préféré des Français.

En pleine transition énergétique, la France mise sur la voiture électrique pour favoriser l’instauration d’un modèle énergétique responsable et durable. La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) vise ainsi 2,4 millions de véhicules électriques en circulation à l’horizon 2023, soit douze fois le nombre actuel.

Pour accompagner cette montée en puissance, le gouvernement entend renforcer le parc de recharges publiques et atteindre 50.000 points de recharge d’ici à 2020, et 100.000 à 2022. Au total, la loi de Transition Énergétique pour la Croissance Verte (LTECV) a défini un objectif de 7 millions de points de recharge privés et publics à l’horizon 2030.

Mais pour satisfaire ces ambitions et permettre aux particuliers de s’équiper en nombre, l’étude des Infrastructures de recharge pour véhicules électriques, pilotée par la DGEC, la DGE et l'Ademe, met en avant plusieurs pistes censées faciliter la multiplication des bornes de recharges dans le secteur résidentiel.

Droit à la prise et logement social

Le rapport établit un besoin de plus de 2 millions de points de charge installés en maisons individuelles à l’horizon 2030, et plus de 1, 5 millions de PDC en logements collectifs à cette même période, quand la recharge dans l’habitat social devrait nécessiter près de 250.000 bornes.

Pour favoriser le déploiement des infrastructures dans le secteur résidentiel et faire en sorte que l’habitat accompagne correctement l’essor des voitures électriques dans le parc global, l’étude identifie plusieurs axes de progrès avec, à chaque fois, des recommandations :

  • l’amélioration du droit à la prise en copropriété

Cela fait partie des leviers règlementaires que l’étude met en avant, appelant les pouvoirs publics à une simplification de la procédure, et à une meilleure sensibilisation des acteurs de la filière, des syndics en priorité, à la nécessaire réduction des coûts de développement des IRVE dans les parkings de copropriétés. « Les syndics doivent être encouragés à présenter au syndicat de copropriétaires les différentes options techniques et commerciales envisageables ».

  • la diffusion des IRVE au sein du parc de logements sociaux

Avec un parc de 4,5 millions de logements, dont 1,7 sont dotés de parking, les bailleurs sociaux peuvent être aujourd’hui « confrontés à un taux de vacance notable de leurs places de stationnement, ce qui occasionne un manque à gagner significatif », précise l’étude. Dans ces conditions, le développement de points de charge au sein de leur parc peut représenter une opportunité d’enrichir l’offre de service proposée aux résidents et d’améliorer l’attractivité de ce type de logements en favorisant une certaine mixité sociale.

  • un travail de communication

D’après le rapport, un important travail de communication doit être mené en direction des utilisateurs finaux, mais aussi des prescripteurs et des bailleurs, pour expliquer et « démystifier » la recharge électrique, et plus particulièrement la recharge à domicile. Le document recommande notamment la parution d’un guide et la mise en ligne d’une plateforme qui présenteraient toutes les informations nécessaires pour bien comprendre les avantages et les bonnes pratiques de la recharge à domicile.

>> Pour consulter l’étude sur les Infrastructures de recharge pour véhicule électrique, cliquez ici. 

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